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Loi 25 et site web : la liste de vérification (et la Loi 96)

Votre site web recueille des renseignements personnels plus souvent que vous ne le pensez : un formulaire de contact, un outil d’analyse, un widget de réservation, une carte. Voici une liste technique de ce qu’il faut vérifier sur le site lui-même pour la Loi 25 et la Loi 96 du Québec.

YKABYassine Kreifeur et Abdessalem Benmachiche, cofondateurs Publié le Mis à jour le 10 min de lecture · 40 points
Dans cet article
  1. Comment utiliser cette liste
  2. Bannière de témoins (cookies) et Google Analytics
  3. Une politique de confidentialité facile à trouver et à lire
  4. Une personne responsable de la protection des renseignements personnels
  5. Formulaires de contact
  6. Outils tiers et données qui sortent du Québec
  7. Durée de conservation
  8. Loi 96
  9. Un test à faire aujourd’hui
  10. Questions

Nous construisons des sites web; nous ne sommes pas avocats. Cet article est de l’information générale, à jour en octobre 2026, et non un avis juridique : sa lecture ne crée aucune relation avocat-client ni aucune garantie de conformité. Validez votre situation auprès d’un avocat du Québec, de la CAI ou de l’OQLF.

Comment utiliser cette liste

La Loi 25 est la loi québécoise modernisée sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé. Elle encadre la façon dont une entreprise recueille, utilise, conserve et communique ces renseignements, et la Commission d’accès à l’information (CAI) en surveille l’application. La Loi 96 a modifié la Charte de la langue française, dont l’Office québécois de la langue française (OQLF) surveille l’application. Les deux touchent votre site web.

Chaque point indique quoi regarder sur le site. Savoir si votre entreprise doit s’y conformer, et jusqu’où, dépend de votre situation : confirmez la partie juridique avec un avocat ou dans les guides de la CAI et de l’OQLF. Rédigé en octobre 2026; les règles et les guides évoluent, alors consultez les versions à jour.

Bannière de témoins (cookies) et Google Analytics : le consentement avant tout chargement

Les outils d’analyse, les pixels publicitaires, les enregistrements de session et certains contenus intégrés (vidéo, cartes, clavardage) déposent des témoins ou envoient des données de visiteurs à l’entreprise qui les exploite. La Loi 25 exige que la personne soit informée au préalable du recours à une technologie qui permet de l’identifier, de la localiser ou d’effectuer un profilage, et des moyens offerts pour activer ces fonctions. Selon la CAI, ces fonctions ne peuvent donc pas être activées par défaut : c’est la personne qui doit les activer. À vérifier (notre norme de travail, qui va parfois plus loin que le texte de la loi) :

Une politique de confidentialité facile à trouver et à lire

Si vous recueillez des renseignements personnels par votre site, la loi exige que vous publiiez une politique de confidentialité rédigée en termes simples et clairs, et que vous donniez un avis lorsque vous la modifiez. Les guides de la CAI précisent ce qu’elle devrait contenir. Voici les points à y trouver :

Une personne responsable de la protection des renseignements personnels

Quelqu’un doit être responsable des renseignements personnels dans votre entreprise. Par défaut, c’est la personne ayant la plus haute autorité dans l’entreprise (dans une petite entreprise, généralement un propriétaire ou un associé), qui peut déléguer cette fonction par écrit, en tout ou en partie. Le titre et les coordonnées de cette personne doivent être publiés sur votre site web.

Vérifiez que la politique indique un titre et un courriel qui fonctionne (une adresse de fonction comme confidentialite@votredomaine convient), puis écrivez-y pour voir si quelqu’un lit les messages.

Formulaires de contact : dire pourquoi, et recueillir moins

Outils tiers et données qui sortent du Québec

Chaque service qui reçoit des données de visiteurs fait partie de votre portrait de confidentialité : analyse, polices chargées depuis un CDN, cartes et vidéos intégrées, clavardage, réservation, services de formulaires, outils de courriel. La Loi 25 exige une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée avant de communiquer des renseignements personnels à l’extérieur du Québec, y compris lorsqu’un fournisseur situé hors du Québec les recueille ou les conserve pour vous, ainsi qu’une entente écrite avec ce fournisseur. Une évaluation distincte s’applique aux projets qui créent ou refondent un système traitant des renseignements personnels. Savoir si un outil ou un projet de site déclenche l’une ou l’autre est une question juridique. La partie technique, c’est de connaître votre liste.

Durée de conservation : garder moins, supprimer selon un calendrier

Les renseignements personnels doivent être détruits ou anonymisés une fois la finalité de leur collecte atteinte, sauf si une autre loi exige de les conserver plus longtemps. Pour un site web, concrètement :

Loi 96 : le français sur le site web

La Charte de la langue française, modifiée par la Loi 96, donne aux consommateurs le droit d’être informés et servis en français, et l’OQLF précise qu’ils peuvent accéder à une version française complète du site web d’une entreprise. Des exceptions existent : lisez les guides de l’OQLF pour votre cas. Côté technique, voici ce qui est souvent oublié :

Un test à faire aujourd’hui

Sur les sites web que nous construisons pour les entreprises locales, la bannière de consentement empêche les outils d’analyse de se charger tant que le visiteur n’a pas accepté, refuser est aussi facile qu’accepter, et les versions française et anglaise partagent la même mise en page. La rédaction de la politique et les conclusions juridiques reviennent à votre avocat; nous mettons en place ce qu’il décide. Pour voir à quoi ressemble une politique en langage clair, consultez notre propre page de confidentialité.

Vous planifiez un nouveau site ou une refonte? Inscrivez ces points dans la portée écrite dès le départ. Notre guide pour comparer des soumissions de site web montre ce qu’une soumission doit aussi préciser.

Les questions qu’on nous pose

La Loi 25 s’applique-t-elle au site d’une petite entreprise?

La Loi 25 s’applique aux entreprises qui recueillent, utilisent ou conservent des renseignements personnels, et être petit n’est pas une exemption. Un formulaire de contact suffit pour recueillir des renseignements personnels. L’ampleur de ce que vous devez faire varie selon ce que vous recueillez et comment, et la CAI publie des guides pour les entreprises. Si votre site s’adresse à des enfants de moins de 14 ans, parlez-en à un avocat : des règles de consentement parental s’appliquent.

Ai-je besoin d’une bannière de témoins?

Si votre site charge des outils d’analyse, des pixels publicitaires ou d’autres outils qui peuvent identifier, localiser ou profiler les visiteurs, vous devez les en informer au préalable et, selon la lecture de la CAI, leur permettre d’activer eux-mêmes ces fonctions. Une bannière de consentement est le moyen habituel. S’il n’en charge aucun, il n’y a peut-être rien à consentir, mais vous avez quand même besoin de la politique de confidentialité et d’une personne responsable. Savoir si un outil précis exige un consentement est une question juridique. Notre règle de travail est simple : rien de tiers ne se déclenche avant que le visiteur dise oui.

Qui est le responsable de la protection des renseignements personnels dans une entreprise de deux personnes?

Par défaut, la personne ayant la plus haute autorité dans l’entreprise, généralement un propriétaire ou un associé. Elle peut déléguer la fonction par écrit, en tout ou en partie, à quelqu’un d’autre. Ce qui compte sur le site, c’est que le titre et les coordonnées soient publiés.

Une version française de mon site est-elle obligatoire?

Pour une entreprise qui offre des biens ou des services au Québec, en général oui : la Charte traite le contenu du site comme une publication commerciale qui doit être offerte en français, à des conditions au moins aussi favorables que toute autre langue. Des exceptions existent : consultez les guides de l’OQLF ou demandez à un avocat. En pratique, un site français complet et aussi facile d’accès que l’anglais est le choix prudent.

Pouvez-vous rendre mon site « conforme à la Loi 25 »?

Nous construisons les éléments techniques ci-dessus : la bannière de consentement, le texte des formulaires, la configuration des langues et la liste des outils tiers. La conformité dans son ensemble comprend aussi des politiques et des décisions qui appartiennent à votre entreprise et à votre avocat, alors méfiez-vous de quiconque vend un site « certifié conforme ».

Envie d’un deuxième regard sur votre site?

Un appel de 15 minutes avec les deux personnes qui construisent le site. Apportez la liste, on la parcourt ensemble. Ou regardez d’abord un aperçu gratuit de votre propre site, et ne nous parlez que si vous aimez ce que vous voyez.